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La question des déchets alimentaire implique t-elle une éducation à la consommation?

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6 mai 2010

conclusion

Le compostage : un geste "salvateur"

360 kg par an ! C'est la quantité de déchets que chacun d'entre nous produit. En quarante ans, elle a doublé. Qu'adviendra-t-il si nous ne réagissons pas ? Certains se sont déjà posé la question et... agissent. C'est le cas de Thomas Goujon qui a eu la bonne surprise de trouver un composteur dans son jardin lorsqu'il a acheté sa maison : « J'ai découvert qu'un bout de jardin suffit pour pratiquer le compostage qui consiste à entreposer les déchets organiques. Je n'y ai vu que des avantages : une réduction de la quantité de déchets à collecter et traiter puisque la fraction biodégradable représente le quart du poids des poubelles, une solution pour les déchets verts et enfin, une production économique d'un amendement* pour le jardin. En effet, le compost produit me sert à « nourrir » les plantations de mon jardin » raconte Thomas Goujon, habitant de Mens. Afin d'accompagner cette « attitude citoyenne », la Région a aidé à la création d'une association dont le but est de sensibiliser les habitants au compostage. « Grâce à « Trièves Compostage » et son fondateur Christian Nanchen, j'ai pu me « former » aux bons gestes. Car certaines règles sont à respecter comme le choix des déchets à composter (déchets de la cuisine, du jardin mais aussi de la maison avec les mouchoirs en papier, les plantes d'intérieur...) et l'entretien du compost au fil des mois. Un atelier de 1h30 suffit à savoir comment procéder. J'ai trouvé que c'était une très bonne initiative. Le compostage est peut-être un « petit geste » mais il contribue à la préservation de notre environnement. Et cela en vaut la peine » conclut Thomas Goujon.

*amendement : substance organique ou minérale incorporée au sol en quantité notable pour le rendre plus fertile.

Petits gestes et grand changement

Emission Déclic pour l'emploi de TLM du 13 mars 2008 - 'Déchets : mauvais pour l'environnement, bon pour l'emploi ?'Si la gestion des déchets nucléaires est de la responsabilité de l'État et celle des déchets ménagers incombe aux départements, la gestion des déchets dangereux revient à la Région. En Rhône-Alpes, un plan régional d'élimination des déchets dangereux, le Predd-RA , est en cours d'élaboration depuis fin 2007. Ce qui n'empêche pas la Région de se préoccuper des ordures ménagères. Car la production des déchets est de la responsabilité de tous.

La collaboration entre l'ADEME et la Région Rhône-Alpes

« Réduisons vite nos déchets, ça déborde ». Cette campagne de sensibilisation de l'ADEME alerte chacun de nous sur l'augmentation inquiétante du volume de déchets, conséquence de nos modes de vie, de production et de consommation. Cette campagne vise à sensibiliser le grand public sur le nombre de déchets produits chaque année et à inciter chacun à agir à travers ces petits gestes quotidiens qui font la différence.
La Région Rhône-Alpes montre l'exemple en s'associant à l'ADEME pour créer un Système d'Information des Déchets en Rhône-Alpes (
SINDRA), véritable système de gestion locale et globale des déchets ménagers. Objectif : réduire le volume des déchets et sensibiliser tous les acteurs de la société (particuliers, entreprises, institutions...).

Vers une consommation plus éco-responsable

Afin d'accompagner les Rhônalpins dans cette lutte contre le "tout consommation", la Région développe son action selon quatre axes :
la prévention de la production des déchets (réduction de leur quantité et de leur nocivité, et valorisation sous forme de matière et d'énergie),
l'innovation (ex. : le compostage individuel),
la structuration des filières émergentes de revalorisation des déchets et de recyclage,
et la prévention des risques sanitaires et environnementaux.

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La gestion des déchets

               

421 kg par an et par habitant, c’est le poids des déchets ménagers que nous jetons chaque année sur l’île, un poids qui a doublé en 20 ans du fait de l’évolution de nos modes de vie.
                  Cette croissance des déchets pose des problèmes pour notre environnement, le sol, l’air, l'eau.
La prise de conscience pour l’environnement s’est traduite progressivement dans la législation. La gestion des déchets fait l’objet d’une réglementation stricte au niveau de l’Europe et par des directives transposées dans la loi française.


                     
                  
Tout commence à la maison…

Le tri a débuté en 1996 sur l’île, quand nous avons pris l’habitude de jeter nos bouteilles en verre, puis nos journaux, dans des colonnes prévues à cet effet. Aujourd’hui, on ne mélange plus les cartons avec les plastiques, les piles... etc. On sépare nos déchets en une douzaine de catégories.                      

             
Compostons nos déchets !

         

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Bac à ordures ménagèresBac à ordures ménagères
Ampoules, barquettes en polystyrène, barquettes et pots en plastique (yaourts, crème fraîche, fromage blanc...), boîtes à œufs et gobelets en plastique, boîtes plastiques transparentes, films, sacs et sur-emballages en plastique, coton, cotons tige, couches, crayons, stylos, essuie-tout, mouchoirs papier, papier calque, photos, papiers d’emballage alimentaires, papiers et cartons souillés, tapisserie, vaisselle (en cristal, en porcelaine)…
Bac à emballages recyclablesBac à emballages recyclables
Aérosols (laque capillaire…), barquettes métalliques propres, bidons en plastique (assouplissant, lessive, produits d’entretien…), bouteilles en plastique (eau, huile, vinaigre, ketchup, mayonaise...), bidons en métal (sirop de fruits…), boîtes à œufs en carton, boîtes de conserve, boîtes en carton (pliées), briques alimentaires (lait, jus de fruits, soupe…), canettes métalliques (sodas, bière...), sur-emballages en carton, tonnelets de vin en plastique (cubis)...
Container à papierContainer à papier
Annuaires, catalogues, journaux, livres (détacher la couverture), magazines, prospectus publicitaires (retirer le film plastique), enveloppes...
Container à verre
Bocaux et pots en verre, bouteilles en verre (vin, apéritifs…), canettes en verre (jus de fruits, bière…), petits pots de bébé en verre...
ComposteurComposteur
Déchets végétaux (tontes, feuilles…), déchets de cuisine (épluchures, restes de repas, coquilles d’œufs, thé, café…)

                   

Implantation des conteneurs verre et journaux
              Implantation des conteneurs à verre et à papier
             
             
… et se pousuit à la déchetterie
             

              Déposer séparément, dans les bennes prévues à cet effet :
              - les déchets verts,
              - le bois,
              - les gravats,
              - les cartons,
              - les ferrailles,
              - les déchets d’équipement électriques et électroniques (
écrans, gros électroménager froid, gros électroménager hors froid, petit appareils),
-autres produits particuliers (piles, huiles de vidange, batteries, déchets ménagers spéciaux qui nécessitent un traitement adapté dans des installations spécifiques (peinture, désherbants…)).


              Le recyclage des déchets
             

                Une deuxième vie pour nos déchets

Pour préserver l’environnement et tenir compte de l’évolution de la législation, le choix qui prévaut aujourd’hui est celui du recyclage des déchets, l’enfouissement est réservé aux déchets ultimes. Entre 1998 et 2007, l’île a réduit de 21% l’enfouissement des déchets (on est passé de 4000 à 3129 tonnes par an).

         

Que deviennent les déchets ?
Les déchets sont acheminés vers des entreprises spécialisées sur le continent pour être transformés en matériaux de seconde vie. Les papiers, cartons, bouteilles, canettes en alu, sont recyclés ; les huiles sont régénérées ; les emballages serviront à fabriquer de nouveaux produits : les polaires sont issues du plastique recyclé, l’outillage et l’électroménager incorporent de l’acier issu des boîtes de conserve…

         

Des économies de matières premières
            Une tonne de plastique recyclé permet d’économiser 700 kg de pétrole brut.
            40 % de la production totale d’acier provient du recyclage.
            Une tonne de papier recyclé permet d’économiser 2 à 3 tonnes de bois.
            Une tonne de briques alimentaires recyclées permet d’économiser 2 tonnes de bois.
            Le verre est un matériau 100 % recyclable, et ce à l'infini.

         

Les entreprises qui produisent des emballages sont tenues de les valoriser. Lorsqu’elles ne peuvent assurer elles-mêmes ce recyclage, elles versent une taxe à Éco-Emballages, une société privée agréée par l’État, illustrée par le logo Éco-Emballages.

         

            Les équipements
            
Pour mener à bien sa politique de tri des déchets, de collecte sélective, de recyclage, la Communauté de Communes s’est dotée d’équipements respectueux de l’environnement : la déchetterie et le centre de stockage des déchets ultimes, situés à Chubiguer, sur la commune de Palais.
La possibilité est donnée à tous les habitants de l’île de déposer les déchets à la déchetterie.
Les déchets ultimes, que l’on ne peut valoriser, sont enfouis au centre de stockage et compactés sur le site.
Ils représentent 79 % du total des déchets collectés.

         

Le centre de stockage de Chubiger

         

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6 mai 2010

http://freeforever.chez-alice.fr/EcoI%202002/env%20et%20dev/contenu/3p_fichiers/Dechets.JPG

6 mai 2010

Déchets organiques des industries agroalimentaires

  • Produit initial à l'origine du déchet

Les déchets organiques des Industries Agroalimentaires (IAA) désignent l'ensemble des déchets générés par les industries agroalimentaires de transformation et de conditionnement de produits alimentaires animaux ou végétaux. Ils présentent une variabilité saisonnière marquée ainsi qu'une grande diversité : pulpes de betteraves, lactosérum, marcs de raisin, vinasses, déchets de légumes en conserverie, déchets de la viande, sang, os?
Ils comprennent :
        - des produits animaux issus de la viande, du poisson et du lait
        - des produits végétaux issus de la filière vinicole (marc, lies...) et de la transformation des fruits, légumes, céréales et oléagineux,
        - des déchets de matières premières végétales ou animales,
        - des chutes de produits élaborés ou des produits déclassés (pâtes, fromages...),
        - des boues issues du traitement des effluents.

Les déchets des IAA sont dans leur grande majorité des déchets organiques. Cependant, les IAA sont également génératrices de déchets d'emballages et de déchets minéraux comme les cendres et sous-produits de traitement à la chaux. Exemples : cendres issues de l'incinération du marc de café, écumes de défécation (la défécation est le traitement des jus de betteraves sucrières à la chaux).

La dernière étude de l'ADEME (1994) à ce sujet fait état de 43 millions de tonnes de déchets issus des IAA. La même étude fait état de :
- 280 millions de tonnes de déjections animales
- 54 millions de tonnes issues des exploitations agricoles A ces 43 millions de tonnes de déchets des IAA s'ajoute la quantité d'invendus : un volume difficile à déterminer (de l'ordre de 400 tonnes par an pour une surface de vente de 10 000 m2).

La quantité totale annuelle de déchets d'abattoirs produits en 1990 était de 3,7 millions de tonnes.

  • Générateurs et détenteurs du déchet

Ces déchets et sous-produits concernent des entreprises de taille, d'activité et donc de production très différentes.

Activité

Type de déchet généré

Industrie de la viande
abattage de bovins, ovins, caprins et porcins et filière charcuterie

Graisses, sang, os, abats, déchets de découpe, cuir, poils…

Industrie du poisson

Arêtes, peaux…

Laiterie, fromagerie

Lactosérum (principalement), eaux de lavage, boues

Sucrerie, distillerie de betteraves

Mélasses, pulpes humides, écumes, herbes et radicelles, tares terreuses.

Distilleries de brasserie, cidreries, malteries

Marcs de pomme, gâteau de filtration (cidrerie), boues, effluents

Viticulture

Marcs de raisin, lies, vinasses, déchets de distillation et de fermentation vinicole

Transformation des oléoprotéagineux (céréales)

Tourteaux, coques…

Fruits et légumes

Déchets de légumes en conserveries, fruits et légumes de retrait (déchets du circuit frais)
Le traitement des fruits et légumes génère essentiellement des effluents (eaux de process, de lavage…), des déchets végétaux (déchets de dégrillage, de parage et de découpe) ainsi que des déchets inertes (terres)

Amidonneries, féculeries

Eaux de féculerie, produits solides

Boissons non alcoolisées (jus de fruit, eaux, sirops, boissons rafraîchissantes sans alcool)

Boues, effluents

  • Nature du déchet

Les déchets sont de nature différentes, ils peuvent être identifiés sous différentes formes proposées dans le tableau ci-dessous.

Appellation

Nature

DD*

DIB*

Exemples

Déchets alimentaires

Ils peuvent être issus de la filière agroalimentaire, de la transformation agricole ou directement de l'agriculture (coopérative, groupement de producteurs). Ils présentent une grande diversité.
Ils sont composés de produits déclassées secs ou demi-secs des IAA. Ces déchets ne présentent pas de risque alimentaire et sont valorisables en alimentation animale.

 

 

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Effluents issus des IAA

Effluent contenant de la matière organique et n'ayant subi aucun traitement physico-chimique ou biologique (brut)

 

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Résidus de bacs à graisse, huiles alimentaires, eaux grasses

Déchets des abattoirs

Ils comprennent :
- une partie consommable : abats et déchets de découpes
- une partie non consommable : issues, matières stercoraires (matières contenues dans les viscères), fumiers et lisiers, cadavres d'animaux, sang

X

 

Matériels à risque spécifiés (MRS)

 

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Déchets de découpe et protéiques divers hors MRS

(*) : DD : Déchets Dangereux et DIB : Déchets Industriels Banals

Matériel à risque spécifié (MRS)
Les MRS sont des tissus qui, en cas de contamination des ruminants par l'ESB et même en l'absence de symptômes apparents, seraient infectieux ou susceptibles de l'être. Au titre de la prévention et de la précaution, ils doivent donc être retirés de la chaîne alimentaire humaine, et ne faire l'objet d'aucun recyclage dans l'alimentation animale à travers les farines ou les graisses animales. Depuis 1996, les MRS sont systématiquement retirés à l'abattoir et détruits par incinération. La liste des MRS évolue depuis 1996, le gouvernement sollicitant régulièrement l'avis des scientifiques pour adapter ses mesures aux connaissances les plus récentes.

Concernant l'équarrisage, depuis 1996, on distingue deux activités :

  • une activité traditionnelle concernant les déchets d'abattoirs, les déchets des IAA qui sont transformés en alimentation animale, produits de base

  • une activité « service public », concernant l'élimination des animaux à risque (notamment troupeaux présentant des cas d'Encéphalite Spongiforme Bovine- ESB). Les produits obtenus suivent les filières spécifiques (actuellement valorisation des farines soit en incinération avec récupération d'énergie, soit en cimenterie).

  • Impacts sanitaires et environnementaux

Mal gérés, les déchets organiques des industries agroalimentaires peuvent avoir des impacts sanitaires ou environnementaux significatifs :
        - Hors des filières d'élimination appropriées, les déchets à risque infectieux peuvent menacer la santé publique.
        - Mal stockés, les déchets organiques peuvent créer des nuisances pour le voisinage (odeurs).
        - Déversés à l'égout, les déchets organiques peuvent colmater les réseaux d'assainissement, perturber les installations de traitement des eaux ou dégrader les milieux aquatiques.
        - L'épandage mal contrôlé peut détériorer les sols et polluer les eaux

Une élimination des déchets conforme à la réglementation permet de minimiser ces risques et ces impacts.

En France, les sous-produits ou co-produits des IAA représentent, chaque année, environ 43 millions de tonnes répartis comme suit (source ADEME 1994) :

  • Sucrerie, distillerie de betteraves : 52 %

  • Laiterie, fromagerie : 21 %

  • Industrie de la viande : 9 %

  • Meunerie : 4,2 %

  • Viticulture : 4 %

  • Transformation des oléoprotéagineux : 4%

  • Fruits et légumes : 3%

  • Divers : 2,8 %

En ce qui concerne la valorisation agricole des déchets issus des IAA, le volume global de sous-produits solides et de boues épandues en 2000 s'élève à environ 8.5 millions de tonnes en équivalent matière brute (eq. MB) et le volume d'effluents (principalement issus des secteurs fruits et légumes et boissons non alcoolisées) est d'environ 13 millions de m³ en eq. MB.

source: ademe

résumé: document traitant de la provenance des déchet alimentaire en france

6 mai 2010

SOLUTIONS DE TRAITEMENT DES DECHETS ALIMENTAIRES UTILISÉES ACTUELLEMENT

La situation

PROBLEMATIQUE DES DECHETS

Parmi les déchets organiques, les déchets alimentaires sont les déchets issus des épluchures et restes de repas, ainsi que les déchets de l’industrie agro alimentaire, de cantines, de restaurants et de supermarchés.

SOLUTIONS DE TRAITEMENT DES DECHETS ALIMENTAIRES UTILISÉES ACTUELLEMENT

Il est important de noter que les solutions actuelles mises en œuvre dans l’ensemble des pays européens, y compris en Suisse, sont toutes basées sur le principe de la collecte et du traitement centralisé.

L’incinération

L’incinération consiste à éliminer les déchets dans un four à haute température. Si le procédé est valable, quoique contesté, pour une revalorisation énergétique des déchets en général, l’apport de denrées organiques contenant environ 85% d’humidité fait perdre une part non négligeable du rendement énergétique des incinérateurs. L’incinération a un coût et doit être facturée au producteur de déchets (actuellement de 100 à 150€ la tonne). Les nuisances provoquées par les incinérateurs les tiennent éloignés des sources de production. Une collecte est indispensable, qu’elle soit privée ou publique. Les coûts de transport sont imputables également au producteur des déchets (actuellement de 100 à 130€ la tonne pour le service public).

La méthanisation

La méthanisation est une digestion anaérobie des denrées organiques par des bactéries. Cette digestion se fait en enceinte close sans oxygène. Les bactéries produisent un gaz, le méthane, hautement explosif, à effet de serre 21 fois plus puissant que le C02. Autrefois appelé le gaz des marais, ce gaz ne peut être traité que dans des installations agréées. En France, il ne peut pas être incorporé au réseau de gaz naturel. Il doit être consommé sur place pour produire de l’électricité par son pouvoir calorifique ou utilisé dans les véhicules fonctionnant au gaz, appartenant au propriétaire de l’usine de méthanisation.

De par sa complexité technique, ce système est peu répandu en France. En Suisse, le nombre de sites de méthanisation tend à se développer, mais toujours en gestion centralisée. Toutes les tentatives de méthanisation sur site de production ont échouées.

La méthanisation a un rendement énergétique faible. C’est une alternative à l’incinération mais nécessite un tri strict des denrées alimentaires.

Les usines étant installées loin des lieux de production, une collecte est indispensable.

Les coûts de la collecte, puis de la méthanisation hors rendement énergétique, sont imputables au producteur.

La mise en décharge (enfouissement)

En France, actuellement, encore plus de 30% des déchets sont mis en décharge.

Les nuisances sont telles pour la collectivité que cette pratique est progressivement abandonnée, et devait être définitivement interdite déjà depuis juillet 2002. Le manque de solutions alternatives fait que cette directive n’est pas encore appliquée.

En Suisse, la mise en décharge est pratiquement abandonnée.

La collecte et le transport sont obligatoires.

Le compostage

Le compostage consiste à faire se dégrader les matières qui fermentent par des bactéries aérobies.

Il est complexe de traiter de grandes quantités de déchets alimentaires :

  • Les unités de compostage n’acceptent pas les déchets carnés et les trop grandes quantités de déchets organiques non végétaux (déchets carnés et déchets organiques cuits).

  • Obligation de tri très strict de ses déchets. Seuls les déchets végétaux sont facilement compostables (difficile voire impossible de composter par exemple un reste de choucroute, mélangé à une carcasse de volaille et des peaux d’oranges ou de citron).

Les coûts d’exploitation sont actuellement d’environ 80€ la tonne.

Les unités de compostage étant installées loin des lieux de production, le transport de ces déchets contenant 80 à 90% d’eau jusqu’au lieu de traitement est obligatoire.

Les « soupes à cochons »

Le principe consiste à traiter dans des installations agréées les déchets alimentaires afin de fabriquer une « soupe » destinée à l’alimentation des porcs. Cette méthode est strictement interdite en Europe depuis 2002 et n’est actuellement exploitée qu’en Suisse. En raison des risques d’épizooties, elle est progressivement abandonnée et devrait être également interdite en Suisse dans les années prochaines. Les producteurs de soupe facturent leurs prestations aux producteurs de déchets en raison des coûts de transport et du coût des installations dont les normes sanitaires sont de plus en plus strictes. Sur les 57 exploitations contrôlées par la confédération en 2007, 49 ne répondaient pas aux prescriptions sanitaires.

Chacune de ces méthodes de traitement implique de la collecte, ce qui engendre une charge environnementale due aux transports.

source:Geb solution

résumé:différents type de solutions connu pour le traitement des déchets

6 mai 2010

Un quart de la nourriture mondiale à la poubelle

Un quart de la nourriture mondiale à la poubelle

« Les aliments entamés se composent à 33 % de plats cuisinés, à 28 % de pain et à 22 % de fruits et légumes »

 

Au lendemain de fêtes, rares sont les foyers qui n’ont pas mis à la poubelle de nombreux restes de ces délicieux mets traditionnels. Ce gaspillage de nourriture n’a en réalité pas lieu qu’au moment des fêtes mais tout au long de l’année. Une récente étude britannique nous livre des chiffres spectaculaires : le gâchis alimentaire global pour nos voisins outre manche est estimé entre 18 et 20 millions de tonnes par an. Le gâchis alimentaire est non seulement nocif à l’environnement mais sur une planète où 963 millions de personnes souffraient de la faim en 2007, l’idée d’un gaspillage massif devient difficilement tolérable.

Consommateurs finaux, industriels de la transformation alimentaire, restaurateurs, traiteurs, ou encore détaillants et distributeurs, nous sommes tous auteurs d’une production de déchets alimentaires de plusieurs centaines de tonnes par an à travers le monde.

Le gaspillage alimentaire entré dans les mœurs

Intrinsèquement lié à l’évolution des habitudes alimentaires avec la réduction du temps de cuisine, la consommation accrue de plats déjà cuisinées et la consommation de masse, les déchets de type alimentaire n’ont cessé d’augmenter dans les sociétés industrialisées. D’après l’observatoire bruxellois, le gaspillage alimentaire ménager de produits entamés n’a cessé d’augmenter pour représenter 5,6 % de la poubelle de la ménagère en 2004. Les aliments entamés se composent à 33 % de plats cuisinés, à 28 % de pain et à 22 % de fruits et légumes. L’observatoire évalue à l’échelle planétaire, la part de nourriture jetée sans être consommée à un quart des aliments produits à l’échelle mondiale.

Le volume de déchets augmentant considérablement, la gestion des déchets organiques et alimentaires ajouté à celui des déchets d’emballage influe sur le coût de gestion et de traitement. Selon le quotidien britannique, The Independant, le gâchis engendré (de la production à la gestion des déchets) représente chaque année environ 30 milliards d’euros : une somme colossale, qui équivaut à cinq fois le montant de l’aide internationale annuelle accordée par le pays et serait suffisante pour sauver de la faim près de 150 millions de personnes.

Côté environnementale, l’alimentation considérée comme une des premières sources d’émissions de gaz à effet de serre génère, depuis la production jusqu’au traitement des déchets au total 20 % des émissions quotidiennes d’un français. D’après l’Ademe, un repas (non végétarien) représenterait 3kg de carbone rejetés. En réduisant le gaspillage c’est donc sur les émissions de CO2 que l’on peut agir activement. En Wallonie, des campagnes contre le gaspillage alimentaire s’organise pour palier une surconsommation devenu trop souvent systématique. En Angleterre, le WRAP (Waste & Ressources Action Programme) tente depuis la fin 2007 de sensibiliser les consommateurs à l’ampleur du problème et aux solutions simples qui peuvent être mise en place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Agir au quotidien pour réduire nos déchets

Il est possible d’agir et de réduire les quantités de produits jetés. Pour cela, nous vous suggérons plusieurs techniques faciles à mettre en place.

-Dresser une liste de course ciblant les achats nécessaires

-Tenir compte des dates de péremptions

-Conserver et cuisinez les restes

-Privilégier des courses régulières et les commerces de proximité

-Offrez à votre entourage les surplus de nourriture

- Stockez la nourriture dans des boites en plastique au frais afin de les conserver plus longtemps

source:developpementdurable.com

résumé: chiffres sur les déchets alimentaires et sur le gaspillage alimentaire.

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6 mai 2010

Un quart de la nourriture part à la poubelle

Un quart de la nourriture part à la poubelle



28 avril 2008. - Restes alimentaires, denrées périmées... des millions de tonnes de nourriture partent aux ordures chaque année.

 

Les études menées dans différents pays sont unanimes : nos poubelles regorgent de victuailles. "Au niveau mondial, un quart de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée", estime l'Observatoire belge de la consommation durable. Championne européenne du gaspillage alimentaire, la Grande-Bretagne jette 6,7 millions de tonnes de nourriture chaque année, l'équivalent de 30 à 40% des denrées achetées ou cultivées. Aux Etats-Unis, ce chiffre atteint entre 40 et 50%.

Sur ces déchets alimentaires, une partie est bien entendu immangeable (os, épluchures, etc.). Mais "la majorité est encore consommable", estime l'agence gouvernementale britannique sur les déchets (WRAP). A commencer par les produits tout justes périmés, mis au rebut par phobie d'une intoxication alimentaire. Les Freegans, qui font de plus en plus parler d'eux outre-Atlantique mais débarquent aussi en Europe, se nourrissent même de ces déchets, "emblématiques de la surconsommation" selon eux.

- Le gaspillage alimentaire commence dès la récolte -

Les ménages sont les principaux responsables du gaspillage alimentaire. Mais ils ne sont pas les seuls. Une étude américaine de l'Université d'Arizona montre que chaque maillon de la chaîne porte sa part de responsabilité. Dès la récolte, une partie des denrées est écartée, faute de répondre aux exigences de la distribution. "12% des pommes récoltées n'arrivent pas sur le marché", indique le responsable de l'étude.
Le gâchis continue chez les distributeurs et dans la restauration. D'après l'ORDIF (Observatoire régional des déchets d'Ile-de-France), un repas servi dans une cantine municipale génère en moyenne 250 g de déchets alimentaires.

Le gaspillage alimentaire n'est pas sans conséquence sur le changement climatique. En Grande-Bretagne, 20% des émissions de gaz à effet de serre sont liées à l'alimentation (production, transformation, transport, stockage). Jeter moitié moins de nourriture économiserait 15 millions de tonnes équivalent CO2 en un an. " Cela aurait le même effet que supprimer une voiture en circulation sur cinq en Grande-Bretagne", précise le WRAP.

Des chiffres qui donnent le tournis au regard des 10 millions de personnes qui meurent de faim chaque année.

source:ecolife
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résumé:données chiffrés sur le gaspillage en france et en grande bretagne

5 mai 2010

le cas de Montréal

Il n'y aura pas d'usine de gazéification de déchets ni de centre de transbordement à Montréal prochainement. C'est ce qui ressort du Plan directeur de gestion des matières résiduelles, dévoilé hier. «La gazéification n'est pas dans notre plan de match», affirme Chantal Gagnon, directrice de l'environnement à la Ville de Montréal.

La gazéification des déchets est une technologie implantée d'abord au Japon. Elle permet de transformer les déchets en carburant pour produire de l'électricité. En 2007, la Communauté métropolitaine de Montréal avait proposé cette approche, qui aurait requis des investissements d'un milliard.

 

C'est une technologie critiquée par les écologistes et qui augmente les émissions de gaz à effet de serre. «La gazéification est écartée et c'est une très bonne nouvelle», dit André Porlier, du Conseil régional de l'environnement de Montréal.

Cependant, le compostage à grande échelle, la solution retenue par Montréal, a aussi son lot de complications. «L'enjeu le plus important est de trouver des endroits pour traiter les résidus alimentaires», dit Mme Gagnon.

On envisage quatre usines de compostage, une dans l'ouest, une dans le nord, et deux dans le sud et l'est de l'île. Dans les deux derniers cas, il s'agirait de traiter surtout des déchets de table. Dans les deux premiers, des déchets végétaux en provenance des jardins et les arbres de Noël seraient aussi traités.

Par ailleurs, l'agglomération a décidé de faire l'économie d'un centre de transbordement où tous les camions d'ordures auraient convergé pour consolider leurs chargements sur des trains ou des camions-remorques. Le projet controversé de 33 millions était destiné au sud de l'île.

auteur:Charles Coté

Charles Côté est titulaire d'un baccalauréat en droit de l'Université de Montréal et d'un diplôme en études approfondies en histoire du droit de l'Université de Paris-II. Il est journaliste depuis 1996 et à l'emploi de La Presse depuis 1998. Après avoir travaillé au pupitre, il a successivement couvert les technologies, la politique et l'environnement. Il est journaliste aux nouvelles générales depuis 2005.

           

source:cyberpresse.ca

résumé:solutions pour le traitement des déchets dans la ville de Montréal.

5 mai 2010

La production de déchets en France

1. La production de déchets

a) Observations de méthode

Comment mesurer les déchets ? En dépit de repères simples, tant juridiques que pratiques, les déchets constituent des mélanges hétérogènes mal définis, complexes, variables, rendant les évaluations délicates. Les quatre difficultés principales portent sur :

les définitions adoptées,

l'assiette adaptée,

le mode de calcul retenu,

le périmètre envisagé.

Les définitions : il y a " déchets et déchets ".

Les difficultés commencent avec les définitions des déchets. Les problèmes sont juridiques, pratiques. A quel moment un objet devient-il un déchet, à quel moment cesse-t-il de l'être ? La désintégration survient en effet dans tous les cas, mais dans des délais extrêmement variables, entre quelques semaines (déchets verts, feuilles mortes...) et plusieurs milliers d'années (verre).

Par ailleurs, un objet peut être un déchet pour celui qui s'en débarrasse, et un produit valorisable qui a une valeur marchande pour celui qui le collecte ou qui l'assemble. Ainsi, les deux litres d'huile de vidange sont un déchet pour l'automobiliste, mais les deux tonnes d'huiles récupérées sont vendues en combustible. Le seul fait d'avoir rassemblé les déchets individuels a transformé le produit.

Autre exemple : le partage délicat entre ordures ménagères et déchets ménagers. On appelle en général " déchets ménagers " les déchets produits par les ménages, et " ordures ménagères " les déchets collectés dans le cadre des ramassages organisés par les municipalités. Les deux termes ne se recouvrent pas. Certains déchets ménagers, notamment en milieu rural, sont éliminés par les habitants eux-mêmes (brûlés dans les cheminées ou donnés aux animaux), tandis que les collectivités locales collectent également les déchets qui ne proviennent pas des ménages, mais des commerçants et artisans.

L'assiette : " sec ou humide " ?

Il y a souvent une différence entre celui qui collecte un déchet et celui qui le reçoit ou qui le traite, car les deux ne calculent pas la même chose. La différence principale est entre le déchet brut, collecté, et le déchet propre et sec. Les déchets ménagers contiennent en moyenne 35 % d'eau. Pour certains déchets, la teneur en eau est beaucoup plus importante. Pour les boues de stations d'épuration par exemple, la teneur en eau varie entre 60 et 98 %. Les déchets solides sont donc considérablement réduits par le seul séchage. Il faut aussi compter avec le nettoyage, pour débarrasser les déchets entrant des impuretés et salissures... Tous ces phénomènes expliquent aussi les différences entre évaluations, notamment entre collectivités locales et industriels traitants2(*).

Le mode de calcul retenu : masse ou volume ?

Les déchets se mesurent en masse et non en volume. Les densités sont extrêmement variables selon les matériaux, et même selon les modes de collecte. Ainsi, la densité des ordures ménagères est de 150 à 200 kg/m3 en moyenne, quand elles sont dans des sacs et des poubelles, et de 400 à 600 kg/m3 quand elles sont compactées en bennes avec tassement. Les écarts sont tels que, pour simplifier, on mesure les déchets en masse, en tonnes.

Cette méthode peut, à elle seule, fausser les conclusions que l'on peut tirer de telle ou telle filière de collecte. Ainsi, le plastique a une densité deux fois moindre que la moyenne des ordures ménagères non compactées, soit de l'ordre de 100 kg/m3. Sa part dans le volume de ces déchets est d'environ un quart, alors que sa part dans la masse n'est que de 12 %. Cela a une grande importance sur l'appréciation des coûts de la collecte. Ramené à la masse, le coût de collecte des plastiques est élevé, voire exorbitant pour certains plastiques, si on les rapporte à la tonne collectée (comme les calages de plastique expansé, dont la densité est de l'ordre de 10 kg/m3, soit dix fois moindre que la densité moyenne des plastiques).

Aussi, pour obtenir un camion de dix tonnes d'ordures ménagères compactées, il faut deux camions d'ordures ménagères brutes, quatre camions de plastique, quarante camions de plastique expansé... Les coûts, calculés à la tonne, seraient évidemment différents si l'on calculait par rapport aux volumes collectés.

En dépit de ses insuffisances et imperfections, cette méthode de calcul en masse est aujourd'hui la seule utilisée. Si des évolutions sont possibles, et même souhaitables, cette situation doit aujourd'hui être considérée comme une donnée.

Le périmètre envisagé

Pour mesurer les déchets, il faut définir au préalable un périmètre. S'intéresse-t-on aux déchets ménagers, aux déchets gérés par les collectivités locales, aux déchets produits en France, aux déchets traités en France, dont le périmètre est encore plus large puisqu'il inclut les importations de déchets -car l'on importe des déchets dans des quantités non négligeables (entre 600 et 700.000 tonnes par an)-. Même en excluant les déchets nucléaires, les frontières et les passerelles sont nombreuses. Les différentes évaluations communiquées ci-après donnent une idée de cette complexité.

b) Évaluations

Les évaluations courantes sur la production de déchets en France varient entre deux chiffres : 21 millions de tonnes et 600 millions de tonnes par an. On passe entre ces deux extrêmes par juxtapositions successives.

Premier bloc. Les déchets ménagers et les déchets municipaux

Les " déchets des ménages "

Il s'agit des déchets issus de l'activité domestique des ménages qui se composent de trois parts distinctes :

les déchets provenant des collectes usuelles (19,2 millions de tonnes),

les déchets provenant des collectes séparatives (1,6 million de tonnes),

les déchets non collectés (auto-élimination) (0,3 million de tonnes).

L'ensemble représente 21,1 millions de tonnes par an, soit 352 kilos par habitant et par an, soit environ un kilo par jour et par habitant.

Les déchets assimilés aux déchets ménagers

Il s'agit des déchets issus des commerces, de l'artisanat, des bureaux et de l'industrie, mais collectés dans les mêmes conditions que les déchets ménagers. Cette part est alors dite " assimilée aux déchets ménagers ". Elle représente 5,2 millions de tonnes.

Les ordures ménagères

On appelle " ordures ménagères ", ou " déchets ménagers " au sens large, les déchets collectés qui résultent de l'activité domestique des ménages et des déchets assimilés. Il s'agit de l'évaluation la plus courante en France. Le montant est calculé par sommation des deux données précédentes (21,1 + 5,2), desquelles on retire la part de déchets auto-éliminée (- 0,3). L'ensemble représente 26 millions de tonnes, soit 434 kg/habitant et par an. Les étapes du calcul sont données dans le tableau ci-dessous :

 

Quantités de déchets ménagers (1995) en millions de tonnes

 

Poubelles

Collecte séparative

Déchets collectés

Auto-élimination

Total déchets ménagers

Déchets ménagers

19,2

1,6

20,8

0,3

21,1

Déchets non ménagers mais assimilés

5,2

 

5,2

 
 

Total

24,4

1,6

26,0

0,3

26,3

Source : ADEME, Déchets municipaux, chiffres clefs, traitement OPECST

Ce chiffre moyen de 434 kg par habitant et par an recouvre des situations très disparates selon les milieux géographiques et les densités de population. On distingue ainsi le milieu urbain, avec un gisement d'ordures ménagères et assimilés de 520 kg/habitant et par an, le milieu semi urbain, avec un gisement d'ordures ménagères et assimilés de 425 kg/habitant et par an, et le milieu rural, avec un gisement d'ordures ménagères et assimilés de 320 kg/habitant et par an.

Les déchets municipaux

On ajoute à la quantité précédente, les autres déchets collectés par les municipalités. Leur grande diversité, la marge d'appréciation laissée aux collectivités pour collecter ou non certains déchets (déchets industriels banals, déchets automobiles...), expliquent qu'il n'y a aucun chiffrage exhaustif dans ce domaine, et que les évaluations éventuelles ne sont jamais concordantes. Les chiffres suivants sont communiqués sous toutes réserves, et ne servent qu'à donner un ordre de grandeur pour fixer les idées. On distingue ainsi :

Les autres déchets des ménages qui, en raison de leur poids ou de leur volume ne peuvent être pris en compte par les collectes usuelles. Il s'agit d'une part des inertes (résidus de travaux et bricolage) et des encombrants ou " monstres " (cuisinières, réfrigérateurs hors d'usage, sommiers...). Cette partie est difficile à évaluer, car une fraction non négligeable reste encore abandonnée " dans des décharges sauvages ", tandis qu'une petite partie prend aujourd'hui la direction des déchetteries organisées à cet effet. On estime ce premier volet à environ 4,5 millions de tonnes. Les déchets des ménages incluent d'autre part des déchets ménagers spéciaux, qui normalement, ne sont pas collectés avec les déchets courants (piles, huiles de vidange...)

Les déchets provenant de l'entretien des espaces verts (parcs et jardins), soit 1 million de tonnes, sans compter l'entretien des autres espaces publics touristiques (plages...).

Les déchets de nettoiement (marchés et voies publiques).

Les déchets liés à l'automobile (carcasses, pneus et huiles usagés) : environ 2 millions de tonnes

Les déchets de l'assainissement collectif, notamment les boues engendrées par les stations d'épuration des eaux usées domestiques (9 millions de tonnes) et les déchets de curage des réseaux (1 million de tonnes).

Au total, et sous les réserves rappelées ci-dessus, l'ensemble des " déchets municipaux hors déchets ménagers " peut être estimé entre 15 et 20 millions de tonnes par an, ce qui fait, au total, des déchets municipaux compris entre 40 et 45 millions de tonnes.

Deuxième bloc. Les déchets industriels

Les activités industrielles produisent 150 millions de tonnes de déchets, dont :

30 millions de tonnes de déchets industriels banals, assimilables aux ordures ménagères, et relevant du même traitement ;

18 millions de tonnes d'éléments polluants nécessitant des traitements spéciaux, d'où le nom de " déchets industriels spéciaux " ;

plus de 100 millions de tonnes d'inertes (déblais, gravats...).

Il y a cependant, dans ce domaine, des écarts considérables selon les sources, comme en témoigne la comparaison de ces deux documents rédigés par la même agence, mais à cinq ans d'intervalle.

 

Exemple de divergence

Les déchets industriels banals (DIB)

 
 
 

ADEME

Les déchets en France

1993

 

ADEME

Les DIB (quels tonnages ?)

1998

 
 
 
 
 
 
 
 
 

" Les activités industrielles produisent 30 millions de tonnes de déchets banals assimilables aux ordures ménagères et relevant du même traitement ".

 

" La production de DIB français est estimée à 94 millions de tonnes par an, dont 52 tonnes de DIB des industries et du commerce ".

 
 
 

Il y a également 100 millions de tonnes d'inertes.

 

9 millions de tonnes des chantiers du bâtiment

 
 
 

Les déchets des industries agro-alimentaires (IAA) sont comptés parmi les déchets agricoles, et représentent 25 millions de tonnes.

 

43 millions de tonnes des déchets organiques des industries agro-alimentaires.

 
 
 

Troisième bloc. Les déchets agricoles

Les activités agricoles génèrent 400 millions de tonnes de déchets par an, dont :

25 millions de tonnes de l'industrie agro-alimentaire,

65 millions de tonnes des cultures,

280 millions de tonnes de l'élevage.

L'ensemble peut être représenté dans le schéma ci-après :

Les déchets en France

(en millions de tonnes, chiffres arrondis)

 

Déchets ménagers

21 Mt

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Déchets assimilés aux déchets ménagers

5 Mt

 

DÉCHETS MUNICIPAUX

40/45 Mt

 
 
 
 
 
 
 

Autres déchets municipaux

15/20 Mt

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Déchets industriels banals (DIB)

30 Mt

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Déchets industriels spéciaux (DIS)

18Mt

 

DÉCHETS INDUSTRIELS

150 Mt

 

DECHETS TOTAUX

600 Mt

 
 
 
 
 

Inertes

100 Mt

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Déchets IAA

25/43 Mt

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Déchets d'élevage

280 Mt

 

DÉCHETS AGRICOLES

400 Mt

 
 
 
 
 
 
 

Déchets des cultures

65 Mt

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Source : ADEME, traitement OPECST

c) Comparaisons internationales

Les mêmes difficultés se retrouvent amplifiées pour établir des comparaisons internationales. Là encore, celles-ci ne peuvent servir qu'à établir des repères. Le critère le plus adapté est celui du montant par habitant. On constate alors que la production de déchets est, en général, plutôt liée à la richesse du pays, mais avec des exceptions notables, tant dans les pays riches que dans les pays pauvres.

La France se situe dans une position moyenne parmi les pays développés. Un Français produit deux fois moins de déchets qu'un Américain (755 kilos par an, soit près de 2 kilos par jour et par personne), dix fois plus qu'un habitant d'un pays en développement. En Europe, la France se situe dans une position moyenne, légèrement supérieure à l'Allemagne ou au Royaume Uni, largement inférieure aux pays nordiques, Norvège ou Finlande.

Évolution de la production des déchets ménagers. Comparaison européenne

Pays

Déchets ménagers (milliers de tonnes)

Déchets ménagers par habitant (kilos)

 

1980

1990

1980

1990

France

15.570

20.320

290

360

Allemagne

21.417

21.172

348

333

Royaume Uni

15.500

20.000

312

348

Italie

14.040

20.033

252

348

Espagne

10.100

18.540

270

322

Source : Europe's Environment, statistical compendium for the Dobris Assessment, 1995

 

Comparaison internationale de production de déchets (kg/habitant/an)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Russie

159

 

France

360

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Ukraine

212

 

Suède

374

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Portugal

257

 

Suisse

441

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Grèce

296

 

Norvège

472

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Espagne

322

 

Pays Bas

497

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Allemagne ( RFA)

333

 

Autriche

620

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Belgique

342

 

Finlande

624

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Royaume Uni

348

 

États-Unis

755

 
 
 
 
 
 
 
 

Source : Europe's Environment,

statistical compendium for the Dobris Assessment, 1995

2. La composition des déchets

Bien connaître la composition des ordures ménagères est capital pour déterminer les modes de tri et de traitement qui seront les mieux adaptés. Plus de la moitié des ordures ménagères (déchets ménagers et assimilés collectés dans les tournées de ramassage organisées par les collectivités locales) sont constituées de déchets putrescibles et de papiers cartons. Les emballages représentent 40 % des ordures ménagères, le verre, fait unique en Europe, plus de 13 %.

 

Composition des ordures ménagères

Répartition par grande masse

Répartition fine

 

en %

kg/hab/an

 

en %

Déchets putrescibles

28,8 %

125

Déchets putrescibles

28,8 %

Papier carton

25,3 %

109,8

Papier

16,2 %

Plastiques

11,1 %

48,2

Carton

9,1 %

Verre

13,1 %

56,8

Plastiques

11,1 %

Métaux

4,1 %

17,8

Verre

13,1 %

Autres

17,6 %

n.s.

Métaux

4,1 %

Total

100 %

434

Incombustibles

6,8 %

 
 
 

Combustibles divers

3,2 %

 
 
 

Textiles

2,6 %

 
 
 

Textiles sanitaires

3,1 %

 
 
 

Complexes

1,4 %

 
 
 

Spéciaux

0,5 %

Source : ADEME, Déchets municipaux, les chiffres clefs - février 1998

La composition des déchets est variable selon les pays, sans qu'il puisse être établi une corrélation stricte avec les richesses. Néanmoins, on constate que, dans l'ensemble, la part des putrescibles (nourriture, déchets de jardin...) est surtout dominante dans les pays les moins avancés, et que la part des papiers journaux s'accroît dans les pays développés (jusqu'à représenter 43 % des déchets en Californie...). La position singulière de la France se caractérise par l'importance du verre dans les ordures ménagères, supérieure à tous les autres pays du monde.

source:sénat

resumé: evaluation et classification des différents type de déchets en france

ainsi qu'une comparaison avec d'autres pays

 

5 mai 2010

1 CONSTAT

1 CONSTAT

5 mai 2010

Qu'est-ce que la méthanisation ?


La méthanisation est un procédé de dégradation de la matière organique par une flore microbiologique en l'absence d'oxygène.

Elle s'applique à la plupart des déchets organiques :
                                                         

  • municipaux : déchets alimentaires, journaux, emballages, textiles, déchets verts, sous-produits de l'assainissement urbain,

  • industriels : boues et effluents des industries agroalimentaires, déchets de transformation des industries végétales et animales, fraction fermentescible des DIB,

  • agricoles : déjections animales, substrats végétaux solides.

La méthanisation peut être compétitive par rapport au compostage, pour des tonnages supérieurs à 20.000 t/an. Elle offre des avantages certains dans les zones périurbaines denses : emprise au sol réduite, maîtrise des risques de nuisance olfactive et production d'une énergie locale et renouvelable.
La méthanisation peut être envisagée en complémentarité avec l'incinération, ou en alternative à celle-ci selon le type de territoire.


Les sous-produits

La méthanisation produit :

  • un compost désodorisé et hygiénisé.
    La méthanisation de déchets résiduels est une filière de stabilisation avant stockage en Centre de Stockage de Déchets Ultimes, qui limite l'émission de gaz et de lixiviats. Si la qualité du digestat le permet, celui-ci peut servir au comblement d'anciennes décharges, à la réhabilitation de sites pollués, sur des sols à usage non alimentaires. L'amendement organique issu de la méthanisation de déchets fermentescibles est de bonne qualité et peut être utilisé pour des cultures alimentaires, non alimentaires, sur les espaces verts et jardins…

  • du biogaz composé à 60% de méthane, qui offre diverses possibilités de valorisation énergétique (production de chaleur, d'électricité, transport du biogaz vers un utilisateur proche…). Une unité de méthanisation qui traite 15 000 tonnes/an de déchets permet (déduction faite des autoconsommations) :
    - de couvrir la consommation d'environ 100 bennes à ordure ou de 60 bus urbains ;
    - d'assurer le chauffage de 700 maisons ou l'eau chaude sanitaire de 3.500 maisons ;
    - d'assurer l'électricité spécifique de 1.300 logements, plus l'eau chaude pour 2.000 autres.

La réglementation

La méthanisation permet de répondre aux objectifs de valorisation et de réduction de la nocivité des déchets imposés par la réglementation.

  • La directive 1999/31/CE du 26 avril 1999 précise qu'au plus tard en 2017 " la quantité de déchets municipaux biodégradables mis en décharge doit être réduite de 35 % en poids de la totalité des déchets municipaux biodégradables produite en 1995 ".

  • La circulaire du 28 juin 2001 relative à la gestion des déchets organiques introduit les principes qui fondent une valorisation biologique sûre et durable des déchets organiques (intégration dans un système durable de gestion des déchets, qualité irréprochable des amendements et des fertilisants organiques issus de composts et de digestats, reconversion ou réhabilitation des installations de tri-compostage sur fraction résiduelle des ordures ménagères).

Etat du développement de la méthanisation en Europe 

Procédé biologique de dégradation de la matière organique (de préférence non contaminée par des polluants ou inertes) par une flore microbienne en anaérobie.

Tout déchet organique d’origine végétale peut fermenter et produire du méthane : déchets de cuisine, déchets de jardin, boues de stations d’épuration, lisiers d’élevage, déchets de l’industrie agro-alimentaire, papiers, cartons. La méthanisation concerne les 2/3 du contenu des ordures ménagères.

La méthanisation peut être conduite dans des digesteurs : enceintes fermées, où les réactions sont optimisées et contrôlées. Un digesteur accepte des substrats homogènes ou hétérogènes, ce qui permet de traiter divers types de déchets organiques (municipaux, agricoles, industriels) et améliore la stabilité des procédés biologiques.

La matière biodégradable est transformée :

  • en biogaz dont 60% de méthane, qui peut être converti en eau chaude, vapeur, électricité, cogénération, gaz naturel, gaz carburant, air chaud pour le séchage, froid. Il remplace les énergies fossiles.

  • en amendement organique (30 à 40% du poids initial) (biologiquement stable, désodorisé et éventuellement hygiénisé) qui permet de lutter contre l’appauvrissement des sols et diffère le largage direct du carbone dans l’atmosphère : effet puits de carbone. Le digestat issu des déchets bruts atteint difficilement les normes pour permettre une valorisation agricole, mais il s’améliore si l’on retire les déchets secs en amont. Le digestat provenant de la FFOM est de bonne qualité et respecte les normes européennes mais il peut contenir des polluants métalliques. Il peut être utilisé pour les cultures non alimentaires (horticulture).

  • il reste le refus (6 à 10% du tonnage entrant) et la fraction liquide résiduelle (15 à 30% du poids initial).

Techniques :

  • Broyage et séparation des indésirables par tri manuel ou à l’aide d’un trommel

  • Introduction de la matière organique liquide ou pâteuse dans les cuves à digestion, où elles sont brassées. Le taux d’humidité varie de 70 à 90% pour la voie sèche ou humide, par mélange avec de l’eau ou recirculation des jus de process. Le temps de digestion est de 20 à 25 jours pour les procédés mésophiles (35°C)et de 15 jours pour les procédés thermophiles (55°C).

  • La pâte extraite est brassée pour séparer la fraction solide qui est affinée et mise en maturation pour obtenir un amendement organique des jus.

Ses contraintes sont une inadaptation aux déchets verts seuls, une difficulté de décentralisation, un coût de traitement supérieur à celui du compostage extensif, une production de jus excédentaires qui doivent être traités en station d'épuration s’ils ne trouvent pas de débouchés en agriculture.

Ses avantages sont son emprise au sol limitée, une maîtrise des odeurs, l’absence de rejets atmosphériques, la réduction de la production de gaz à effet de serre par substitution de l’énergie biogaz à l’utilisation de combustibles fossiles, un bilan énergétique positif avec reprise possible de l’électricité par EDF, ou de la chaleur par le réseau urbain ou un industriel voisin.

Fin 2002, 78 unités industrielles de méthanisation de déchets ménagers et assimilés sont en service en Europe pour une capacité de traitement de 2,3 millions de tonnes de déchets par an. Les nouvelles capacités installées en 2002 s'élèvent à 813.000 tonnes/an.

La France a été le premier pays à se lancer dans la méthanisation des déchets ménagers en 1988 à Amiens, et compte depuis 2002 une unité supplémentaire à Varennes-Jarcy (Essonne). Deux projets devraient se concrétiser dans les années à venir en Seine Saint Denis.

 

La méthanisation en zone urbaine dense

Dans le contexte francilien, les projets de construction sont souvent limités par la surface disponible. Une alternative à la construction d'une unité entière sur site consiste à décentraliser les équipements de maturation et/ou de stockage (possibilités de stockage vers des plates-formes extérieures, plus proches des régions utilisatrices de compost).

La nécessité de la maturation et du stockage dépend du débouché : le stockage n'est pas nécessaire si le digestat part en CSDU, la maturation et l'affinage ne sont pas nécessaires pour une utilisation en remblais.

Pour atteindre des tonnages suffisamment importants de biodéchets, il est possible de combiner des collectes sélectives de biodéchets en habitat individuel avec la collecte des déchets de restauration, des déchets verts. Les installations peuvent aussi être conçues pour un fonctionnement mixte fraction résiduelle - biodéchets.

Les possibilités de co-traitement des déchets des entreprises reposent sur les synergies entre les différents acteurs locaux (collectivités, industries, agriculteurs). La co-digestion est praticable à la condition qu'elle ne génère pas de sujétion particulière pour la collectivité et que les entreprises paient l'intégralité des coûts. La collectivité traitante peut recevoir des déchets d'autres collectivités en tant que prestataire, à condition que le secteur privé ne soit pas en mesure d'offrir un service équivalent.

Unité de méthanisation de 100.000 tonnes

1 à 1,5 ha

+ maturation sur site

1,5 à 2,5

+ stockage sur site

2,5 à 4,5

Surface nécessaire pour une usine en fonction des options possibles

Les unités de méthanisation en Ile-de-France

Il y a une unité de méthanisation des déchets ménagers en Ile-de-France d’une capacité de 100 000 tonnes, qui valorise le biogaz produit en électricité.

D'autres projets sont à l'étude : Le SYCTOM de l’agglomération parisienne projette de réaliser deux unités de traitement biologique des déchets en Seine-Saint-Denis. Il a décidé en avril 2005 l’acquisition d’un terrain à Romainville en vue d’y aménager une unité de méthanisation. L’ouverture du centre est envisagée en 2012. La seconde unité de traitement biologique des ordures ménagères par voie de méthanisation envisagée par le SYCTOM se situerait dans la ZI du Blanc-Mesnil et d’Aulnay-sous-Bois.

- Le centre multifilières de Romainville et Bobigny à l’horizon 2012

SYCTOM Romainville

Ce projet comporte une unité de tri-méthanisation des ordures ménagères et refus de tri des collectes sélectives, pour une capacité de 322 500 t/an (en entrée de chaîne de tri), dont 100 000 à 150 000 t seront méthanisées pour produire du biogaz et du digestat.

Le digestat sera traité pour produire du compost destiné à enrichir les sols agricoles. Son transport sera assuré dans de bonnes conditions environnementales en privilégiant la voie fluviale. Le biogaz sera valorisé dans une démarche environnementale optimisée pour produire de la chaleur pour le chauffage urbain et de l’électricité.

- Le centre de traitement biologique des déchets ménagers et des boues de station d’épuration de Blanc-Mesnil et d’Aulnay-sous-Bois à l’horizon 2012

Ce projet comporte une unité de méthanisation qui traitera environ 40 000 t/an de déchets fermentescibles issus du tri, auxquelles s’ajouteront près de 10 000 t/an de matières sèches issues des boues de la station d’épuration de la Morée qui va se construire à proximité, ce qui permettra la production d’un digestat et de biogaz.

Le digestat sera traité pour produire du compost dont le transport sera assuré dans de bonnes conditions environnementales en privilégiant la voie ferrée.

Le biogaz sera valorisé dans une démarche environnementale optimisée après l’étude de différentes solutions : production de chaleur pour le chauffage urbain, d’électricité, réinjection dans le réseau de gaz, carburant.

ORDIF :observateur régional des déchets d'Ile de France

résumé:explication sur une méthode de traitement des déchets: la méthanisation

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La question des déchets alimentaire implique t-elle une éducation à la consommation?
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